11 mars 2011

Le discours d'un roi

Cette semaine, je suis allée à Paris. J'ai passé une semaine délicieuse, jouant les touristes émerveillée, ce que je suis toujours quand je suis dans cette ville. Paris m'enchante. Avec ma fille aînée, nous sommes allées voir le film oscarisé récemment. C'est un beau film. Très politiquement correct, certes, mais Colin Firth mérite amplement sa récompense. Je regrette toutefois que Black Swan n'est pas gagné la statuette. Le travail du metteur en scène, également, aurait du être reconnu. C'est dommage !

23 février 2011

Black Swan

Black Swan est une terrifiante plongée dans la psyché torturée d'une jeune danseuse. Natalie Portman incarne ce rôle magnifiquement. L'univers impitoyable de la danse est parfaitement restitué par ces interprètes. Ce film troublant, parfois dérangeant, ne peut laisser personne indifférent. Que l'on aime ou pas, on est cloué dans notre siège, attendant et redoutant, la chute inéluctable de Nina dans les méandres cauchemardesques de sa folie. Le réalisateur nous livre un travail d'orfèvre, d'une rare précision, sur les tourments de l'esprit humain. L'actrice, quant à elle, nous offre le plus beau rôle de sa carrière. Personne n'en sort indemne.
Black Swan est de ces œuvres qui marqueront le cinéma comme une incisive percée dans l'âme et la folie humaine. Une véritable leçon de cinéma qui nous rappelle la fragilité et le désespoir de certains être anéantis par leurs cauchemars intérieurs.

14 février 2011

Mon cake à la banane et au noix

Voici la recette d'un cake que j'aime beaucoup. C'est un merveilleux gâteau qui embaume la maison lors de la cuisson et ravit les papilles des gourmandes. La texture est divine : une croute délicieusement sucrée entoure une pâte parfumée au rhum, à la banane et enfin le croquant des noix. C'est pour moi du paradis en bouche.
Préchauffez le four à 180 (th 6)
Étaler les noix sur une poêle et les faire griller délicatement
Épluchez deux bananes puis les écraser à la fourchette.
Les incorporer dans le Blender avec 200 g de farine, 200 g de sucre roux, de la levure, du sucre vanillé, 3 œufs, le jus d'une orange, une cuillère à soupe de rhum, un peu de lait, 50 g de beurre fondu.
Mixez la préparation.
Beurrez largement un moule à cake.
Répartir la préparation dans le moule et rajouter les noix.
Enfournez le gâteau recouvert d'une feuille d'alu pendant 20 mn
Au bout de 20 mn, enlevez l'alu et laisser cuire 1 h 30 à 160 °
C'est prêt. Encore tiède accompagné d'une tasse de thé, c'est un délice !

4 février 2011

Le ridicule ne tue pas, mais quand même...

Quand on voyage, on rencontre fatalement des hordes de touristes. A Noël, voulant échapper au traditionnel repas familial, nous avons décidé de partir avec les filles en Italie, à Florence. Nous sommes arrivés le 23 Décembre, au soir, dans cette magnifique ville. Évidemment, nous nous sommes perdus, car pour celui qui ne connait pas le centre historique de Florence et bien, bonjour la galère pour trouver l'hôtel! Au bout de deux heures de demis tours dans des rues conçues au Moyen Age, avec un véhicule neuf places, nous avons enfin pu nous poser à l'hôtel. La ville nous a enchantés. Nous avons visité des églises, vu le David de Michel-Ange, mangé des pâtes et des lasagnes, bref tout ce que fait le touriste lambda, à Florence. Le soir du réveillon, nous avons passé la soirée dans une pizzéria trés sympathique, ce qui nous changeait fortement du traditionnel réveillon où bouffe Pantagruélique se partagent avec les disputes familiales. Le 25, nous sommes allés à Pise, non sans nous perdre évidemment, mais nous avons fini par trouver la fameuse Tour. Et là, le spectacle de dizaine de touristes prenant la pose nous a cloués sur place. Le corps penché, les mains en l'air, ils se faisaient photographier devant la tour. Au début, je ne comprenais pas ce qu'ils faisaient et quand ma fille a fini par m'expliquer, devant mon air ahurie, qu'ils faisaient semblant de tenir l'édifice, j'ai compris qu'il n'y a pas de limite à la connerie du touriste !

26 janvier 2011

Mes voyages, je n'ai pas fini ...

Il y a sept ans, mon homme et moi sommes allés à la Réunion. Hormis mon amour inconditionnel pour les réalisations humaines, la vision de ces paysages sauvages, de cette ile, véritable volcan plantée au milieu de l'océan Indien, aucun lieu ne peut à ce jour concurrencer la fantastique beauté de la Réunion. Le Piton de la Fournaise était en éruption et nous avons pu contempler la lave s'écoulant sur les terres, se jetant dans l'océan tel un formidable geyser. Jamais je n'avais ressentie la puissance de la nature au point de percevoir notre terrible insignifiance à nous, humains. Est ce pour cela que les habitants sont si différents de nous, hystériques métropolitains ? Leur gentillesse n'a d'égale que leur patience, leur philosophie d'une vie simple en accord parfait avec le tempérament bouillonnant de l'ile m'a surprise et enchantée. Je garde un souvenir délicieux de cette Réunion enchanteresse.

20 janvier 2011

La première fois oû je suis allée à Paris

J'avais dix huit ans, je n'avais jamais pris l'avion, n'étais jamais partie seule, bref c'était l'aventure !
Je devais assister au congrès de l'Esthétique, accompagnée d'une amie. Dans l'avion, je proposais à l'amie en question d'aller au Louvre et là elle me répondit: c'est quoi le Louvre? Nous étions hébergées chez un copain qui habitait une chambre de bonne dans le quartier de la Bastille. Nous avons dormi tous les trois dans son lit et j'ai partagé mon oreiller avec son rat albinos. Je n'ai pas vu l'ombre d'un musée, ai passé mes nuits dans des boites punks, me suis fait dire la bonne aventure par une gitane aux puces de Saint Ouen qui m'a prédis trois enfants dont deux garçons, n'ai pas assisté au congrès en question et pour finir j'ai raté mon avion et suis rentrée avec quatre heure de retard, plongeant ma famille dans les affres de l'angoisse absolue!! Franchement quatre journées abominables!!!!

16 janvier 2011

Musée Cantini

Cette semaine je suis allée au musée Cantini voir l'exposition sur Jacques Hérold, peintre et sculpteur surréaliste. Tout d'abord, la collection permanente présente quelques tableaux vraiment fascinants. Les toiles de Duffy, que l'on doit surtout regarder de profil, m'ont sidérée. La lumière qui s'en dégage est absolument fascinante. Les tableaux semblent éclairés de l'intérieur par quelques procédés étranges. La couleur verte est magnifiée par les tons sables. On dirait du jade. Un tableau de Mathieu Verdilhan, représentant le vieux port de Marseille, avant la guerre, puisque l'on y voit le pont Transbordeur est saisissant. Les teintes grises, brunes, nous emmènent bien loin du ciel bleu azur de la Provence habituelle et ressemble au ciel tourmenté d'une lointaine ville du nord. Vu de profil, le contraste est encore plus saisissant.
La grande salle du musée est magnifique de par ses proportions et le travail de la lumière parfaitement réussie. J'ai préféré les peintures de l'artiste à ses dessins. Quelques toiles m'ont beaucoup plu bien que je ne sois pas vraiment attirée par le travail des surréalistes. Ce que j'aime avant tout dans l'art pictural, c'est la couleur et la lumière. Mais la surprise de découvrir les toiles de Duffy et Verdilhan vaut le détour par ce beaux musée Cantini.

9 janvier 2011

Mes voyages, suite...

Je suis allée en Corse la première fois à l'âge de 18 ans, dans la région d'Alleria. J'ai visité toute la côte Est de cette ile. Les paysages m'ont beaucoup plus mais ce premier séjour ne sait pas bien passé. Je pensais ne plus retourner sur cette ile mais la rencontre avec une amie que j'aime beaucoup m'a fait changée d'avis sur la Corse. Parfois une première impression négative doit être oubliée. Nous changeons, évoluons et le regard que l'on porte sur les autres à 18 ans est bien différent de celui que l'on a trente ans. Heureusement d'ailleurs.. Aujourd'hui je sais que je retournerai sur cette ile qui est magnifique et dont certains habitants sont des gens vraiment exceptionnels, de véritables humanistes, généreux, empathiques. Depuis, je suis allée deux fois à Saint Florent.
Mon homme m'a offert un voyage surprise pour nos vingt ans de vie commune: Venise. Nous étions déjà allée en Italie à San Remo et Gênes mais je rêvais de découvrir cette cité magique. Je ne fût pas déçue. Exactement comme je l'imaginais. Tout était là: la magnificence des palais, le romantisme désuet, l'odeur et les couleurs de cette eau omniprésente. Venise est de ces lieux que l'on ne peut ignorer. Un voyage dans le temps qui me fascine et m'exalte. A bientôt.

8 janvier 2011

Mes voyages

J'aime partir, voyager, découvrir de nouveaux lieux, paysages en tous genres, m'imprégner de nouvelle sensation. Pourtant, étant extrêmement angoissée, les voyages sont toujours sources de stress, que je dépasse, fort heureusement quand j'ai atteint mon but.
Je voudrais parler des lieux que j'ai visités durant ma vie. Enfant, je partais en vacances l'été en Savoie et si ce n'est les souvenirs de vacances en famille, la montagne est pour moi un milieu hostile, oppressant et terriblement sinistre. La beauté des sommets enneigés n'a jamais éveillé en moi l'écho d'un sentiment d'admiration, au contraire, la nature montagneuse me donne le vertige et me rend atrocement nerveuse. La véritable révélation de mon amour des voyages se fît à 14 ans lorsque je découvris l'Angleterre et Londres particulièrement. Je ne me sens vraiment bien que dans les grandes villes, entourée de créations humaines. Londres reste à mes yeux, un endroit merveilleux de dépaysement total pour la petite Marseillaise que j'étais alors.
Plus tard, je partis en Bretagne et cette magnifique région me réconcilia avec la nature. En fait, je réalise que c'est vraiment la montagne et son immensité qui m'angoissent car je me sens toujours mieux près de la mer. J'ai découvert l'Espagne, la Costa Brava, Barcelone, ville exceptionnelle de part les créations de Gaudi, le dynamisme de ses habitants, les saveurs des tapas.
Je termine pour aujourd'hui mon article et vous conterai plus tard mes autres périples. A très bientôt.

16 décembre 2010

Les photos sur les murs...

Ma vie entière se déroule en vision photographique sur les murs de mes toilettes. Mes filles et moi avons tapissé du sol au plafond, ce lieu hautement important pour tout un chacun et en particulier pour moi qui y passe en moyenne vingt fois par jour et même la nuit, car j'ai la vessie de la taille d'une lentille mais ceci est une autre histoire que je conterai un jour prochain car, elle ( ma vessie) a contribué à ma destinée mais suspense ... ce sera pour un prochain article.
En effet, j'avais envie de pouvoir contempler les bons, les moins bons, les moments importants ou pas, les visages de ceux qui ne sont plus, les personnes que j'aime, les lieux, les spectacles, les voyages que j'ai fait ou pas, ce n'est pas important, des morceaux de ma vie ou de celle des autres d'ailleurs. Des instants de vie que j'aurai probablement oublier sans cette preuve indélébile. J'aime regarder le visage de ma mémé, mon pépé, mon père, mon oncle, ma marraine, mes cousins, tous ceux que j'ai aimé et qui m'ont quittée. On y voit grandir mes filles. On m'y voit vieillir. J'aime le bébé que j'étais. Je regarde ce visage qui est le mien et que je ne connais pas. Je cherche des traces de celle que je suis et comment le temps a modelé ce visage. J'y découvre des ressemblances avec mon père, mes filles, mon frère. Le temps qui passe se déroule sur mes murs.

10 décembre 2010

Remember me

Quelle bonne surprise que ce film. Je l'ai d'abord regardé sans grande conviction, m'attendant à une bluette sentimentale entre l'insipide Robert Pattinson ( désolé pour les fans!) et l'adorable Emilie De Ravin (Claire dans Lost), je suis tombée de haut. En effet, exit la sensiblerie à deux balles, c'est une belle histoire sur l'amour de deux jeunes adultes, plus vraiment des ados mais pas tout à fait adultes, l'incompréhension des générations entre un père et son fil, ( magnifique Pierce Brosnan ), la vision de deux mondes qui se rencontrent sans se comprendre, et surtout le lien qui unit tous les personnages : le chagrin et la perte d'un être aimé. C'est aussi une histoire sur le souvenir. Comment vivre et ne jamais oublier ceux qui ne sont plus. La grande histoire du monde est avant tout l'histoire de chacun. C'est cela Remember me, n'oublions jamais ceux que l'on a aimé et qui nous ont quitté.

2 décembre 2010

De la difficulté d'écrire à l'amour de la littérature

J'ai appris à lire, je m'en souviens parfaitement à six ans. J'étais au C.P et mon premier livre fut Les malheurs de Sophie. Lire a été une révélation. Mon imagination, déjà fertile, trouvait enfin un support où le fantasme remplaçait allégrement la réalité. Dés lors, je n'ai eu qu'une envie : écrire.
Mais c'est bien beau de vouloir écrire, il faut savoir ! Et ceci est un travail long, difficile. Les histoires naissent en moi, telle une lente gestation pour arriver à leur terme et se terminent trop souvent dans le fond d'un placard. Mort-nées de mon imaginaire qui ne rencontreront jamais le regard d'un lecteur car trop mauvais pour être lu, je préfère les oublier, enfin pas tout à fait... Certaines histoires que j'ai écrites restent dans ma mémoire et impossible d'y échapper. Comme si elles attendaient leur heure pour être enfin terminées véritablement. Ce que je voudrais vraiment c'est arriver à terminer une histoire et être satisfaite. Mais mon amour pour la littérature est une corde qui me tire toujours en arrière et me dit : "non c'est impossible, tu ne peux faire lire cette histoire, elle manque de substance, elle n'est pas terminée, ce ne serait qu'une imposture." Prenez cet escroc de Salinger et sa diarrhée manuscrite, j'entends par là : L'attrape-cœurs, et bien beaucoup d'auteurs feraient mieux de planquer leur texte au fond de leur placard ! Mais oublions les mauvais écrivains car heureusement de merveilleux textes nous transportent de bonheur et je vais de ce pas reprendre ma lecture.

8 novembre 2010

Je suis une hystérique.

Je suis une hystérique. Aujourd'hui encore, j'ai totalement disjonctée à cause de l'incompétence et surtout de la fumisterie de certaines personnes. Je me soigne pourtant! J'essaie de relativiser, de me dire que si les gens sont aussi incapables dans leur boulot c'est qu'ils sont mal payés, que ce qu'ils font n'est pas intéressant, bref j'essaie d'être empathique au maximum. Aujourd'hui tout est allé de travers. Vous me direz , y a des jours comme ça! Je m'énerve tellement que je dis n'importe quoi. Je passe pour la cinglée du coin et surtout je me déteste bien plus que d'habitude. C'est mauvais pour ma santé et dévastateur pour les relations humaines. Comment apprendre à ne plus exploser quand on a affaire à des incapables, telle est la question?

13 octobre 2010

prochain message

Mon prochain message sera un article sur Remember Me, un film que j'ai vu samedi dernier et que j'ai trouvé étonnant.

6 octobre 2010

Mange, prie, aime

Avec Julia Roberts.
C’est un beau film. Bien sur, la trame est tissée de façon hollywoodienne. La morale américaine qui vous sert du « si tu veux, tu peux », est toujours aussi naïvement contée. Le cinéma hollywoodien a du mal à sortir de cet enlisement de bons sentiments et le regard qu’il nous porte à nous Européens est risible bien sûr mais je l’avoue, j’ai passé un bon moment. Les propos du film sont justes dans la perception de notre conditionnement d’Occidental et l’histoire de cette quête existentielle nous concerne tous un peu. Julia Roberts a un beau sourire, James Franco est à se damner, les plats italiens donnent faim et Bali parait être l’endroit le plus paradisiaque au monde. Mon seul regret est d’avoir vu ce film en français. Les différentes langues du film méritent d’être entendues. La traduction affadit le tout, dommage !

28 septembre 2010

Bright star de Jane Campion

C’est une œuvre lumineuse sur l’amour. Jane Campion est de ces cinéastes qui vous transportent littéralement dans la passion. Ses personnages vous entraînent dans la démesure de l’amour. A travers sa vision, vous entrez dans l’être même de ses héros. Vous pouvez presque sentir leur souffle sur votre peau. Jane Campion est de ces artistes qui vous rappellent ce qu’est l’amour dans ce qu’il a de plus charnel, de plus sensuel et à la fois de plus humain. Pourtant dans Bright Star, contrairement à la Leçon de piano ou In the cut, l’amour physique n’est pas dévoilé, mais les sentiments qui unissent Fanny Brawne à John Keats sont d’autant plus fort que le temps leur est compté, que l’on sait la fin de John Keats inéluctable. Mais en plus d’être une cinéaste de l’Amour, Jane Campion maîtrise parfaitement l’esthétisme de ses films. Les plans sont aussi beaux que des peintures. J’admire son travail car aucun de ses films, que l’on aime ou non, ne laissent indifférent.
Keats, dont la vie fut si courte, a laissé derrière lui une œuvre forte et sans compromissions. Deux siècles séparent Campion et Keats, et pourtant, à travers un film, ils se lient l’un à l’autre, rencontre quasi obligatoire pour deux artistes qui partagent la même vision d’un monde douloureux, ou les faux semblants et les compromis enchaînent les humains entre eux et dont il faut absolument se défaire pour gagner sa liberté, même au prix le plus fort.
Keats dont l’épitaphe qu’il a choisit lui-même révèle parfaitement l’être humain complexe qu’il était :
Ci-gît quelqu’un dont le nom fut écrit sur l’eau.

21 septembre 2010

Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates

De Mary Ann Schaffer et Annie Barrows.

Il y a des livres comme celui-ci qui vous donne envie de vivre. L’envie de vivre est chez moi un sentiment capricieux, qui va et vient au gré de mes humeurs. Il y a des histoires qui éveillent ce sentiment. Cette histoire simple de rencontres entres diverses personnes, n’a rien d’une aventure épique et pourtant, j’ai dégusté chaque phrase avec délectation. Je suis tombée amoureuse de Guernesey, de Juliet et de ses amis. Et pourtant à première vue un roman épistolaire ne me paraissait guère exaltant. Je l’ai donc commencé et les mots sont devenus des baumes sur mes angoisses existentialistes. La vie est souvent tristounette et un poil pathétique mais parfois au détour de quelques phrases bien écrites, elle parait tendre, drôle et jubilatoire comme ce merveilleux roman.

30 juin 2010

La boule au ventre

Rien ne s’arrange. Si ce n’est l’amour que je porte à mes enfants, je crois bien que j’en finirai. L’existence me pèse de plus en plus. Je ne suis pas adaptée à cette société. Le monde me fait peur et je ne trouve ma place nulle part. Je deviens agoraphobe. Sortir de chez moi et affronter le climat de crise, d’angoisse et d’incertitude qui règne me terrifie de plus en plus. Je n’ai pourtant pas l’impression que je suis plus bête qu’une autre, ni que je ne vaux rien, non ce n’est pas ça, c’est l’agressivité qui domine, les conflits sous-jacent, les mesquineries et les petites méchancetés quotidiennes qui m’angoissent. Je suis restée loin du monde trop longtemps. Enfermée dans ma bulle, je regarde étonnée un monde qui m’échappe.

23 juin 2010

Je récapitule

Ma fille a un macro adénome hypophysaire et doit se faire opérer le 15 juillet
Sa jumelle vient de se faire opérer de kystes ovariens
Ma dernière fille déteste l’école, commence une adolescence comme on les aime et s’évertue à me rendre plus folle que je ne le suis déjà
Je n’ai plus de travail et j’ai postulé pour devenir femme de ménage
Je suis éternellement fauchée et faire les courses relève du défi, je ne parle pas des factures qui s’accumulent…
La banque veut saisir ma maison, la vendre pour une misère aux enchères et que je paye pour une maison où je ne vivrai plus jusqu’à ma mort
Mon père est mort l’an dernier après six mois de souffrance et il me manque terriblement.
Je suis orpheline
Je suis responsable de ma famille et j’ai très peur de l’avenir
J’ai quarante et un an
Franchement , il faut que je garde un moral d’acier parce que ma vie c’est de la merde en ce moment
Si quelqu’un lit mon blog, j’aimerai bien un petit mot de réconfort ou du moins une oreille compatissante merci.

21 juin 2010

Hôpital et kystes ovariens

Je n’ai rien écris depuis une éternité. Ma deuxième fille a été opérée la semaine dernière de ses kystes ovariens et je suis restée avec elle à l’hôpital. Quant à ma troisième fille, nous avons vu le neuro chirurgien et il a décidé de l’opérer le 15 juillet. Bel été en perspective. Je m’angoisse et ne trouve de réconfort que dans mes séries et mes lectures. Tout pour arrêter de penser. Je dois également préparer mon déménagement. La banque bloque la vente de ma maison. Je me sens harceler par la bureaucratie. Ma vie est si compliquée actuellement. Il faut régler un problème après l’autre mais je me sens submergée. J’espère ne pas me noyer.
 

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