Je n’ai rien écris depuis une éternité. Ma deuxième fille a été opérée la semaine dernière de ses kystes ovariens et je suis restée avec elle à l’hôpital. Quant à ma troisième fille, nous avons vu le neuro chirurgien et il a décidé de l’opérer le 15 juillet. Bel été en perspective. Je m’angoisse et ne trouve de réconfort que dans mes séries et mes lectures. Tout pour arrêter de penser. Je dois également préparer mon déménagement. La banque bloque la vente de ma maison. Je me sens harceler par la bureaucratie. Ma vie est si compliquée actuellement. Il faut régler un problème après l’autre mais je me sens submergée. J’espère ne pas me noyer.
Affichage des articles dont le libellé est fille. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est fille. Afficher tous les articles
21 juin 2010
31 mai 2010
Palpitations, inquiétudes maternelles et fin de série
Ca y est, j’ai terminé LOST. Comme toute les fins de série, je suis triste et cafardeuse. Je m’attache aux personnages et ne voudrais jamais que ça s’arrête. J’ai le cafard et mes angoisses me donnent des palpitations. Ce n’est vraiment pas la grande forme. Ce soir ma deuxième fille passe une IRM à st Joseph. Je suis inquiète. Elle a deux gros kystes ovariens qui la font souffrir et une intervention chirurgicale doit être pratiquée. Ma troisième fille, sa sœur jumelle, a été fatiguée et a eu de violents maux de tête et de ventre ce week-end et elle a saigné du nez. J’ai téléphoné à son endocrinologue. Elle doit refaire une IRM . J’espère que son macro-adénome n’a pas grossi. Je suis très inquiète. C’est quand même dingue, qu’elles fabriquent toutes les deux des Kystes. Les mystères de la génétique me surprendront toujours.
20 mai 2010
Cartons et cafard
Aujourd’hui j’ai commencé à faire les cartons. Nous déménageons dans quelques jours. Je vis dans cette maison depuis douze ans. La grande question est comment faire rentrer 150 m² dans 75 m². Je vais devoir faire un tri monumental. C’est dingue ce que l’on peut accumuler en douze ans. C’est l’âge de ma dernière fille. Toute une vie. Je n’avais jamais de toute ma vie, vécue dans une maison aussi longtemps. C’était ma maison, celle de mes rêves. Malheureusement mes rêves ont un prix que je ne peux plus payer.
5 mai 2010
Ça continue !
Parfois il faut une bonne dose d’humour ou de fatalisme pour continuer à avancer. Dans la série « les ennuis se suivent et se ressemblent », j’en ai un de plus : ma deuxième fille a des kystes ovariens et doit se faire opérer le mois prochain. Je passais déjà ma vie à l’hôpital pour ma troisième fille, maintenant c’est au tour de sa sœur jumelle. J’aurai du m’en douter car depuis qu’elles sont nées, elles ont toujours des problèmes identiques. Une a un kyste au cerveau, sa sœur aux ovaires. Elles ont la même hypermétropie et ont eu une croissance identique à quelques grammes près. Pourtant ce ne sont pas des jumelles monozygotes mais dizygotes. C’est à n’y rien comprendre ! Je commence vraiment à désespérer. Est-ce qu’un jour je pourrai aller me coucher sans faire une crise d’angoisse ?
Mots clefs :
croissance,
fille,
inquiétude,
jumelles,
kyste,
santé
4 mai 2010
Lucidité
La vie est courte. La mienne le sera peut être et je laisse des abrutis en costumes cravates m’anéantir. Je suis jeune, enfin presque, je suis physiquement en bonne santé, pour le mental il y a des doutes, je ne suis pas vilaine à regarder, enfin j’espère, j’ai un brin de cerveau qui ne me sert pas qu’à me plaindre, sauf sur mon blog, j’ai 4 merveilleuses filles que j’idolâtre, un homme merveilleux qui m’aime et que j’aime depuis 22 ans, ce qui est devenue une denrée rare de nos jours, j’ai un frère extraordinaire qui me comprend mieux que moi-même et qui sans lui, je serai perdue, j’ai des amis qui m’aiment et qui m’apportent bien plus que ce qu’ils pensent, j’ai des rêves, des projets, un futur. Et je laisse cette société de merde me faire croire que je ne vaux rien. Ces vautours m’empêchent de dormir. Je les maudis et leur crache mon venin à la figure.
25 mars 2010
Rencontre
Ma fille aînée a retrouvé la jeune femme qui a eu un malaise à Paris. Tout à fait par hasard d’ailleurs. Cette personne, a reconnu ma fille car avant de perdre connaissance elle a entendu ma fille lui parler. Très émue, elles se sont jetées dans les bras l’une de l’autre, la jeune femme lui a expliquée qu’elle a fait un malaise d’hypothermie et qu’elle a failli en mourir. Eh, oui on meurt de froid en France de nos jours ! dans les beaux quartiers parisiens, devant le regard des passants. Heureusement tout c’est bien terminé pour elle mais elle lui a raconté un peu son histoire, histoire de la misère contemporaine où la rue devient la seule issue, où la mendicité permet de survivre, où de belles rencontres permettent de se sentir de nouveau humain. Ma fille lui a apporté quelques vêtements et quelques produits de toilette. La jeune femme, touchée par ce geste si simple, n’a pu trouver les mots car c’est un peu de sa dignité qu’elle retrouvait dans ces objets si anodins pour nous qui avons un toit. Ce fut une belle rencontre pour toutes les deux, une rencontre qui laisse des traces dans l’âme.
23 mars 2010
Mes amis
J’ai la chance d’avoir quatre très bons amis. Ma plus vieille amie, je la connais depuis 22 ans, est la marraine de mes filles, oui les quatre. Je suis athée mais je souhaitais que mes filles aient un parrain, qui est mon frère, et une marraine, de façon symbolique, construire un lien de parenté avec cette amie que j’aime beaucoup. Je suis moi-même la marraine de sa fille cadette. Depuis des années, elle vit à Nice mais nos rapports n’ont pas changés. Elle me connaît par cœur et j’ai toujours admiré sa force, sa détermination et son indépendance. C’est aussi le cas pour mes trois autres amis : Ils sont courageux, indépendants et déterminés. Mes amis - ils sont trois femmes et un homme - sont pour moi ma tribu, la famille que je me suis choisie. Je suis différente d’eux à bien des égards, je ne suis ni indépendante, ni courageuse, ni très déterminé, je suis différente et c’est peut être aussi pour ça qu’ils m’apprécient. Je voulais juste leur dire que je les aime tous, qu’ils sont importants pour moi et qu’ils m’aident bien plus qu’ils ne le croient à ne pas me perdre dans le néant.
18 mars 2010
Ma fille a 21 ans
Aujourd’hui ma fille aînée a 21 ans. Le jour de sa naissance, j’avais dix neuf ans, la maturité d’une gamine de 12 ans, l’expérience d’une ado délurée et pourtant je me suis sentie irrésistiblement envoûtée, débordante d’un amour incomparable à tout ce que j’avais pu ressentir dans ma courte vie. Ce minuscule nourrisson a envahi ma vie, mon être, est devenue le centre de mon univers. Quand elle a ouvert ses yeux de taupe myope, d’un bleu extraordinaire, son regard rivé au mien je crois qu’elle m’a reconnue. C’est débile, je sais, toutes les mères pensent ça, mais nous étions véritablement connectées elle et moi. Nous avons grandi en même temps. Elle a rendu le chemin plus facile pour ses trois petites sœurs. Elle est ma lumière, mon soleil. J’ai beaucoup de chance, j’ai des enfants extraordinaires. Elles me supportent et c’est déjà beaucoup !
16 mars 2010
SHUTTER ISLAND
Il est très tard, je n’arrive pas à dormir alors me voilà devant mon clavier, les pensées se bousculent dans ma tête. Tout d’abord, cet après midi mon mari et moi sommes allés au cinéma. Nous avons vu SHUTTER ISLAND, c’est un bon film que je conseille d’aller voir, Léonardo Di Caprio est un grand acteur, il ne me déçoit jamais.
Je n’en dirai pas plus pour ne pas dévoiler les mystères de ce film, allez le voir, vous ne serez pas déçu. C’était assez amusant de se retrouver au ciné à 5 heures de l’après midi , nous avions l’impression de faire l’école buissonnière. J’avais laissé un mot aux filles, leur disant de manger sans nous, que nous rentrerions plus tard. De plus il n’y avait personne dans la salle, et ça j’adore, un film pour nous seul ! Mon cinéma préféré est le Chambord à Marseille, les prix sont minimes, les fauteuils confortables, le pop corn croustillants. J’aime les petites salles et leur intimité. Puis nous avons diné au resto en face, c’est si agréable de rompre la routine d’un jour de semaine. Ensuite j’ai beaucoup pensé à ma fille aînée. Nous nous téléphonons plusieurs fois par jour car elle aime me raconter sa vie à Paris. Elle a réussi ses partiels avec de très bonnes notes, je suis fière d’elle. Elle m’a racontée qu’aujourd’hui elle est allée donner à manger au sdf qui vit prés de son appart. Elle avait préparé la moitié de son poulet coupé en morceaux et des pommes de terre dans une boite avec une fourchette. Le bonhomme était surpris mais diablement heureux de cette attention. C’est pas grand-chose mais au moins il aura un bon repas aujourd’hui. Ensuite elle s’est longuement baladée dans Paris, se perdant dans des rues qu’elle n’avait jamais visiter, s’émerveillant de ruelles qu’elle ne connaissait pas. Elle adore se balader ainsi des heures durant dans cette ville qui l’envoûte. Elle a discuté aussi avec une femme qui paraissait gentiment dérangée, elle riait seule et ma fille lui a souri. La femme riait car elle venait de péter et ma fille a rie avec elle lui disant que c’est des choses qui arrive. Ma fille est une âme pure, il ne faut pas croire qu’elle soit si naïve, elle est simplement bonne et empathique, la détresse humaine la touche profondément et un mot ou un sourire peut faire beaucoup de bien aux personnes qui n’ont plus rien. C’est les considérer en être humain, et non plus comme des fantômes qui hantent nos villes. Fantômes dont nous détournons le regard pour apaiser notre culpabilité de ne rien pouvoir faire pour eux .
Je n’en dirai pas plus pour ne pas dévoiler les mystères de ce film, allez le voir, vous ne serez pas déçu. C’était assez amusant de se retrouver au ciné à 5 heures de l’après midi , nous avions l’impression de faire l’école buissonnière. J’avais laissé un mot aux filles, leur disant de manger sans nous, que nous rentrerions plus tard. De plus il n’y avait personne dans la salle, et ça j’adore, un film pour nous seul ! Mon cinéma préféré est le Chambord à Marseille, les prix sont minimes, les fauteuils confortables, le pop corn croustillants. J’aime les petites salles et leur intimité. Puis nous avons diné au resto en face, c’est si agréable de rompre la routine d’un jour de semaine. Ensuite j’ai beaucoup pensé à ma fille aînée. Nous nous téléphonons plusieurs fois par jour car elle aime me raconter sa vie à Paris. Elle a réussi ses partiels avec de très bonnes notes, je suis fière d’elle. Elle m’a racontée qu’aujourd’hui elle est allée donner à manger au sdf qui vit prés de son appart. Elle avait préparé la moitié de son poulet coupé en morceaux et des pommes de terre dans une boite avec une fourchette. Le bonhomme était surpris mais diablement heureux de cette attention. C’est pas grand-chose mais au moins il aura un bon repas aujourd’hui. Ensuite elle s’est longuement baladée dans Paris, se perdant dans des rues qu’elle n’avait jamais visiter, s’émerveillant de ruelles qu’elle ne connaissait pas. Elle adore se balader ainsi des heures durant dans cette ville qui l’envoûte. Elle a discuté aussi avec une femme qui paraissait gentiment dérangée, elle riait seule et ma fille lui a souri. La femme riait car elle venait de péter et ma fille a rie avec elle lui disant que c’est des choses qui arrive. Ma fille est une âme pure, il ne faut pas croire qu’elle soit si naïve, elle est simplement bonne et empathique, la détresse humaine la touche profondément et un mot ou un sourire peut faire beaucoup de bien aux personnes qui n’ont plus rien. C’est les considérer en être humain, et non plus comme des fantômes qui hantent nos villes. Fantômes dont nous détournons le regard pour apaiser notre culpabilité de ne rien pouvoir faire pour eux .
Mots clefs :
acteur,
fille,
L'Ange de Marseille,
léonardo di caprio,
Paris,
SHUTTER ISLAND
8 mars 2010
Ma tribu
Il y a plusieurs jours que je n’ai pas écrit mais j’étais débordée. Les visites de ma maison se sont enchaînées, ensuite ma fille aînée qui fait ses études à Paris est venue en vacances et nous sommes restées ensemble, très souvent à discuter. Nous aimons bien refaire le monde et parler de tout. Je l’ai eu a dix neuf ans et j’ai l’impression d’avoir grandi avec elle. Nous avons une relation fusionnelle, elle est toujours là pour moi, même si la distance nous sépare. J’ai toujours essayé d’être une mère compréhensive, disponible et patiente pour mes filles. Je pense l’être ou du moins je l’espère, c’est si difficile de trouver l’équilibre. J’ai certainement commis des erreurs et elles peuvent se plaindre de moi mais dans l’ensemble, nous nous entendons bien. Nous sommes un clan bien soudé. Il n’y a pas que mes enfants dans ce clan, j’y intègre mes meilleures amies, leurs filles, mon mari, mon frère, les conjoints de chacun. Nous sommes une famille recomposée à notre façon. C’est ma tribu et je les aime tous.
21 février 2010
Une vie d’insomnie
Ma vie est une longue insomnie. Je ne dors plus très bien depuis à peu près vingt ans. C’est long et ennuyeux mais surtout extrêmement épuisant. Il m’est arrivé d’accumuler tellement d’heures de sommeil en retard que j’en arrive parfois à vouloir dormir et ne plus me réveiller. Depuis quelques années je prends des somnifères pour dormir. Ils m’ont sauvé la vie. Mon sommeil n’est pas parfait, certes, mais au moins je dors quelques heures sans me réveiller dix fois dans la nuit, avec l’angoisse de ne pouvoir me rendormir.
Je pense que je suis devenue insomniaque après la naissance de mes filles. J’ai quatre filles et pendant des années, à tour de rôle, elles m’ont réveillée. Petit à petit la faculté de m’endormir vite a disparu. Je ne peux m’empêcher d’avoir l’oreille aux aguets au moindre bruit provenant de leur chambre. C’est fou car elles sont adolescentes maintenant mais c’est ainsi. Le sommeil n’est plus naturel pour moi, il ne peut arriver que si j’ai pris la molécule adéquate. J’essaie de ne pas en prendre tous les jours mais inévitablement je vais rester dans mon lit des heures durant à attendre un sommeil qui ne viendra qu’aux premières lueurs de l’aube. C’est long une nuit sans dormir ! Je lis beaucoup, je fais le ménage, tout doucement, sans faire de bruit, je regarde des séries, je peux même rester des heures à m’inventer des vies que j’aurais aimé vivre. J’ai une vie à moi la nuit, seule, une vie d’insomnie.
Je pense que je suis devenue insomniaque après la naissance de mes filles. J’ai quatre filles et pendant des années, à tour de rôle, elles m’ont réveillée. Petit à petit la faculté de m’endormir vite a disparu. Je ne peux m’empêcher d’avoir l’oreille aux aguets au moindre bruit provenant de leur chambre. C’est fou car elles sont adolescentes maintenant mais c’est ainsi. Le sommeil n’est plus naturel pour moi, il ne peut arriver que si j’ai pris la molécule adéquate. J’essaie de ne pas en prendre tous les jours mais inévitablement je vais rester dans mon lit des heures durant à attendre un sommeil qui ne viendra qu’aux premières lueurs de l’aube. C’est long une nuit sans dormir ! Je lis beaucoup, je fais le ménage, tout doucement, sans faire de bruit, je regarde des séries, je peux même rester des heures à m’inventer des vies que j’aurais aimé vivre. J’ai une vie à moi la nuit, seule, une vie d’insomnie.
Inscription à :
Articles (Atom)