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20 avril 2010

Croire

Parfois je voudrais croire en un dieu miséricordieux et bienveillant. Qu’il existe une vie après la vie où nous retrouverons les êtres aimés et perdus. Je voudrais croire que toute vie a un sens et que nous ne sommes pas seuls maîtres de notre destinée .Je voudrais croire en sa bienveillance et que le libre arbitre est un don qu’il nous a offert pour que nous apprenions à grandir et réfléchir par nous même. Je voudrais croire mais je ne le peux pas. La foi n’a été inventée que par une humanité en quête de réponses quand elle n’avait pas encore trouvé d’explication à notre présence sur cette terre. Quand l’humanité n’était encore qu’une enfant crédule qui ne pouvait concevoir la réalité que par des contes où un dieu tout puissant était à l’origine de tout. Aujourd’hui l’humanité est adulte et ne peut plus se complaire de telles chimères. Nous sommes seuls sur ce monde. Nos choix nous appartiennent. Dieu n’est pas et n’a jamais été. Ôtons-nous ces illusions, la réalité est difficile mais c’est cela grandir, accepter ses responsabilités, essayer de faire quelque chose de nos vies, personne ne le fera à notre place. Veillez sur nos enfants car ils n’ont que nous et surtout aimer la vie car c’est la seule que nous aurons.

22 février 2010

La malédiction d’ED

Je vais tous les jours à E D. C’est ma malédiction. Avec mon caddie sortie tout droit du « Père noël est une ordure » je ressemble à Zézette épouse X. J’exagère, un peu. Aller faire ses courses chez un discount, ressemble à une étude sociologique. J’y croise toute sorte d’individu. Les queux interminables aux caisses me donnent l’occasion d’observer les gens autour de moi. J’aime bien regarder les produits qu’ils achètent, c’est si révélateur. Il m’arrive d’y aller deux fois dans la même journée car j’ai oublié un truc à acheter. Je sais c’est pathétique mais ça me fait rire. Je fais des listes et j’oublie la liste, évidemment. Bref tout ça pour dire qu’une terrible malédiction pèse sur moi : La malédiction d’ED.

4 février 2010

Angoisse du jour

Aujourd’hui l’angoisse est si forte qu’elle submerge toutes pensées cohérentes. Je fais un immense effort de concentration pour taper sur mon clavier. Mon cœur bat si fort dans ma poitrine. Je ressens chaque particule de mon corps et c’est extrêmement douloureux. Mon corps n’est jamais aussi vivant que lorsque la panique m’envahit. Mon esprit s’emballe entraînant mon cœur qui bat de plus en plus vite, le sang résonne dans mes oreilles, ma tête va éclater. Je voudrais me cacher au fond de mon lit, ne plus en sortir, retrouver la sécurité originelle. Mais je ne peux pas. Je suis obligée de parler, de bouger, de sortir affronter ce monde qui me terrifie. Il faut que je me calme mais comment ? Aujourd’hui même les mots perdent leur pouvoir. Si les mots m’abandonnent que me restera t-il ?

3 février 2010

Mes parents

Ce support bizarre qu’est pour moi ce blog me facilite les mots. C’est à la fois de l’exhibitionnisme puisque je dévoile mes pensées les plus intimes et en même temps très confortable de par son anonymat. Quand les mots sont écrits, ils perdent de leur puissance et mes pensées me paraissent étrangères après les avoir relues. Ainsi le fait de m’autoflageller par le biais des mots me renvoie à la réalité qui n’est pas la réalité écrite. Ces pensées morbides qui polluent mon cerveau se dissolvent quand je les couche sur le clavier. C’est très libérateur finalement. Je me mets à nu, je crie au monde voilà qui je suis, voilà ce que je pense, confortablement cachée par l’anonymat. Je vais mal, je suis pleine d’une tristesse qui m’étouffe. C’est banal. A travers mes mots, je deviens spectatrice de ma propre souffrance.
J’ai l’impression d’être de trop sur cette planète, comme si je n’y avais pas ma place. J’aime que tout soit à sa place, chaque chose à sa place. Quelle est ma place ? C’est débile de penser ainsi, je ne suis pas une chose, je ne suis pas un objet que l’on peut ranger, compartimenter. Et pourtant j’ai toujours plus ou moins ressentie cette sensation dans ma vie. Quand je vais bien cette douleur se cache sous un tas de petites satisfactions mais dès qu’un pépin survient dans mon existence, ce sentiment englobe tout.
Est-ce que ça vient du fait que ma mère ne m’aime pas ? Est-ce ma faute ? Ne suis-je pas quelqu’un « d’aimable » ? C’est faux bien sur. Des personnes m’ont aimée et m’aiment qui sont bien plus importante pour moi d’ailleurs que ma propre mère qui est la personne la plus névrosée que je connaisse. Je sais qu’elle est incapable d’aimer car elle a atteint depuis longtemps le point de non retour dans sa tête. Malgré tout, le fait qu’elle m’ait abandonnée quand j’avais cinq ans, d’être partie comme ça, un jour sans me prévenir, sans m’expliquer pourquoi elle partait, a fracturé mon moi intérieur si profondément qu’il a créé en moi ce sentiment d’abandon perpétuel. Si seulement on m’avait expliquée pourquoi elle devait partir. Tout simplement parce qu’elle n’arrivait plus à vivre avec mon père, qu’elle fuyait ses responsabilités parce qu’elle n’y arrivait plus, tout simplement, peut-être alors aurais-je compris que ce n’était pas ma faute, que ce n’était pas moi qu’elle abandonnait mais sa vie à elle. A cinq ans, pensant me protéger, on ne m’a rien dit, pour mon bien on n’a pas répondu à mes questions, pour me protéger de sa folie on m’a laissé croire qu’elle avait disparu. Je n’en veux à personne de ne pas m’avoir expliqué cela. Les adultes qui m’entouraient étaient si désemparés eux-mêmes, si accablés par cette fuite, qu’ils ne pouvaient pas répondre à mes questions. Les non-dits étaient censés me protéger, ils n’ont fait que développer mes doutes sur le bien fondé de mon existence même.

A présent mon père est mort, depuis un an et sa mort me dévaste. Il me manque douloureusement. Quand il était là, j’avais souvent des reproches à lui faire. Je me trouve tellement mesquine à présent. Je sais qu’il m’aimait et je sais qu’il savait que je l’aimais mais je m’en veux de ne pas avoir accepté l’homme qu’il était. Il était mon père et quand j’étais enfant je l’admirais tellement, je le trouvais si beau, si intelligent, si parfait, je l’aimais tellement quand j’étais enfant… Et en grandissant je l’ai moins aimé. Et je m’en veux. Maintenant il est mort et je vis sa mort comme un nouvel abandon. Bien sûr qu’il n’était pas parfait mais qu’est-ce que ça veut dire « parfait » ?
J’aurais dû l’accepter comme il était et non comme le père que j’aurais aimé avoir. Les gens sont comme ils sont. Encore cette obsession d’être conforme à une certaine image que je me fais d’eux. Je devrais arrêter d’être si conformiste.

1 février 2010

premier message

Finalement j’ai cédé à la mode des blogs et j’essaierai chaque jour d’y mettre mon actualité, mes pensées, mes états d’âme. J’espère que cette gymnastique journalière me permettra de sortir de ma dépression. De retrouver l’inspiration. Et d’arrêter d’avoir l’impression de me fondre dans le néant.
Ce n’est pas facile, je sais que je marche sur un chemin étrange. Semé d’embûches. Comment retrouver l’équilibre, c’est toute la question dans l’existence… car pour moi à cette heure, elle est de plus en plus mortifère, agressive et laide. Je lutte, j’aspire à la sérénité… et surtout à me retrouver. Car je me suis perdue. Bien qu’entourée et aimée je me sens très seule, et parfois même prisonnière de l’amour des autres. C’est un paradoxe douloureux.
 

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