Je m’enfonce dans un abîme de tourment. Ma vie est pleine d’incertitudes qui me laminent. Je perds toute illusion en ce qui me concerne. Je n’aspire qu’au néant. La vie est si lourde à porter. Je suis fatiguée. Je baisse les bras. Ma volonté est anéantie. Tout part en miettes sous mes doigts. Je ne dirige plus rien. Je laisse le bateau couler. Je n’y peux plus rien. Le monde est un endroit étrange et bien trop incompréhensible. Il ne m’a pas été livré avec le mode d’emploi.
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2 mai 2010
21 avril 2010
Responsabilité
Les responsabilités que j’ai dans ma vie, me paraissent bien trop souvent si lourdes à porter sur mes épaules, qu’elles m’écrasent littéralement. Avoir mis quatre enfants au monde est un merveilleux cadeau mais suis-je à la hauteur d’une telle responsabilité ? j’aime mes filles à la folie et je voudrais leur donner une vie heureuse mais si je ne suis pas heureuse moi-même, comment leur apprendre le goût du bonheur. Je m’apitoie sans cesse, me faisant passer pour une victime sous le prétexte que ma mère m’a abandonnée et que je traîne en moi ce sentiment d’abandon tel un filament qui me relie éternellement à mon enfance. Est-ce je ne me cache pas derrière cette peur pour ne pas affronter la réalité ? Je m’appuie si fort sur les épaules de mon homme que j’ai peur qu’il ne s’écroule un jour. Cette peur de le perdre me coupe le souffle, m’empêche de dormir, de sortir, d’affronter le monde. Je le laisse diriger nos vies car je n’ai pas de courage. Peut être que j’ai tord. Il me répète souvent que c’est pour nous qu’il se démène, que nous avons donné un sens à sa vie, qu’il nous aime et qu’il est heureux de nous avoir, que je suis le piler de cette famille, je ne sais pas, je n’ai aucune objectivité en ce qui me concerne, je ne m’aime pas assez pour avoir confiance en moi. Je suis insomniaque donc ma vie s’étire en une lente succession de nuits où j’essaie de dormir et d’interminables journées où j’essaie de me réveiller. Je n’ai pas assez dormi c’est peut être pour cela qu’aujourd’hui je broie du noir, ce n’est pas grave, demain est un autre jour.
16 avril 2010
Jeanne
Ma grand-mère, Jeanne, est morte le 17 Avril 1991. En la perdant, une part de moi est morte. Elle a été le premier visage de ma vie, le premier amour, le plus grand avec mes enfants. Elle était la bonté et la tendresse, les bras qui réconfortent, la main tendue quand il n’y a plus personne. Elle était ma joie et mon bonheur. Je l’aimais tant que cet amour me donnait des ailes. Mes ailes sont tombées quand elle m’a quittée. Sa générosité, son empathie, sa bonté et même ses colères sont légendaires dans ma famille. Elle était le pilier sur qui tout le monde s’appuie. Sa vie n’a été qu’amour, partage, drame et don de soi. Elle a connu, la mort de son fils, la guerre, la misère, le travail pénible de l’usine, le quotidien de ces femmes qui donne toute leur vie à ceux qu’elle aime. Elle était un volcan de tendresse. Je pouvais tout lui dire, même les conneries. Elle ne me jugeait jamais, désapprouvait, s’inquiétait, me conseillait mais jamais ne me jugeait. J’avais une telle confiance en elle. C’est fondamental pour un enfant de pouvoir parler à l’adulte qui l’élève sans crainte de représailles terribles. Elle me protégeait et m’aimait. Grâce à elle je me sentais belle, intelligente, sure de moi. Elle jouait tous les rôles dans ma vie : elle était ma mère, mon père, ma grand-mère, ma meilleure amie. En la perdant j’ai perdue mes repères. Je n’avais que 21 ans, j’ai due me reconstruire seule. J’étais trop jeune. J’avais les bases mais je n’avais pas fini de grandir. Aujourd’hui, je n’ai plus de grand-mère, de père, de grand père, je suis orpheline. Aujourd’hui j’ai mes enfants, mon frère, mon mari, mes amis. C’est une belle famille mais pas un jour ne passe sans que je ne pense à elle, Jeanne, ma mémé , mon amour. J’espère être un dixième de la personne qu’elle était .Elle n’a connue que ma fille aînée. Elle en était folle. Je parle d’elle si souvent à mes enfants qu’elles ont l’impression de la connaître. C’était quelqu’un de remarquable, d’exceptionnel. Demain il y aura 19 ans qu’elle nous a quittés.
Mots clefs :
amour,
bonté,
exceptionnel,
famille,
fondamental,
grand-mère,
mémé,
tendresse,
vie
13 avril 2010
Cruauté, bêtise et mesquinerie
La méchanceté au nom de la vertu ! L’imbécillité au nom de la morale ! Il vaut mieux vivre seul que mal accompagné ! Pour vivre libre vivons caché ! Pourquoi les humains s’acharnent-ils toujours à faire du mal ?
Une personne que j’aime souffre actuellement et je voudrais tant lui insuffler les mots qui la réconfortent, lui apprennent, cautérisent les blessures de l’âme. Que dans ce monde la générosité est une denrée rare, que la bonté apparaît comme de la faiblesse, que la naïveté n’est que l’apanage des idiots aux yeux d’humains aliénés. Je voudrais tant la préserver de cette cruauté qui l’égare. Mais c’est ainsi que la vie nous transforme, avec des désillusions, des peines et des déceptions multiples. Qu’il faut beaucoup de courage pour rester intègre et pur. J’ai confiance en cette personne bien que je tremble pour elle, je connais la sincérité de son cœur. Que la vie l’endurcisse mais la préserve de la médiocrité.
Une personne que j’aime souffre actuellement et je voudrais tant lui insuffler les mots qui la réconfortent, lui apprennent, cautérisent les blessures de l’âme. Que dans ce monde la générosité est une denrée rare, que la bonté apparaît comme de la faiblesse, que la naïveté n’est que l’apanage des idiots aux yeux d’humains aliénés. Je voudrais tant la préserver de cette cruauté qui l’égare. Mais c’est ainsi que la vie nous transforme, avec des désillusions, des peines et des déceptions multiples. Qu’il faut beaucoup de courage pour rester intègre et pur. J’ai confiance en cette personne bien que je tremble pour elle, je connais la sincérité de son cœur. Que la vie l’endurcisse mais la préserve de la médiocrité.
Mots clefs :
apprendre,
blessures,
bonté,
humains,
méchanceté,
médiocrité,
vertu,
vie
11 avril 2010
Incertitude
Il y a des mots que j’aime : incertitude, évanescence, enchanteresse…
Des mots qui me paraissent définir la vie, ou du moins définir des instants de vie, de vie rêvée. J’ai quarante ans. C’est un âge ingrat. L’âge où les autres attendent de vous enfin une once de maturité, de respectabilité, mais ce sont des mots que j’exècre, qui me déprime au-delà de la déprime. Je ne me sens ni assez intelligente, ni assez belle, ni assez cultivée, ni assez audacieuse. J’ai peur de tout sans prendre aucun risque. Je vis dans une petite bulle prête à éclater au moindre courant d’air. Le vide profond, noir, étouffant qui me serre parfois la gorge, empêche l’air d’oxygéner parfaitement mon cerveau et me rend plus faible chaque jour, ce vide infini m’emportera t-il à jamais dans les limbes de la médiocrité ? Trouverai je un jour la force d’affronter mes défauts ? Je rêve d’être quelqu’un d’autre mais ne veux pas perdre ce que je suis. Je raconte vraiment des conneries aujourd’hui.
Des mots qui me paraissent définir la vie, ou du moins définir des instants de vie, de vie rêvée. J’ai quarante ans. C’est un âge ingrat. L’âge où les autres attendent de vous enfin une once de maturité, de respectabilité, mais ce sont des mots que j’exècre, qui me déprime au-delà de la déprime. Je ne me sens ni assez intelligente, ni assez belle, ni assez cultivée, ni assez audacieuse. J’ai peur de tout sans prendre aucun risque. Je vis dans une petite bulle prête à éclater au moindre courant d’air. Le vide profond, noir, étouffant qui me serre parfois la gorge, empêche l’air d’oxygéner parfaitement mon cerveau et me rend plus faible chaque jour, ce vide infini m’emportera t-il à jamais dans les limbes de la médiocrité ? Trouverai je un jour la force d’affronter mes défauts ? Je rêve d’être quelqu’un d’autre mais ne veux pas perdre ce que je suis. Je raconte vraiment des conneries aujourd’hui.
Mots clefs :
âge,
autre,
défaut,
enchanteresse,
évanescence,
rêve,
vie
2 février 2010
Autoflagellation
Ce mal être permanent qui me ronge de l’intérieur tel un cancer….
Ces envies de disparaître pour toujours, de n’avoir jamais existé, de ne pas avoir demandé à naître, comme si la vie était un cadeau ! Tu parles, un cadeau empoisonné !!!!
Je dis souvent que la vie est une farce mais en ce moment c’est plutôt une farce sinistre. Je n’ai plus d’envie, plus de désir, non c’est faux, j’ai envie de me fondre dans le néant, de disparaître, ou d’aller mieux, ça dépend des moments de mes étranges états d’âme.
Le matin quand j’ouvre les yeux c’est à chaque fois l’immense déception de retrouver la vie, comme si chaque nuit mon cœur allait cesser de battre et m’apporter enfin l’oubli.
C’est d’une banalité affligeante, je sais, mais je suis d’une banalité affligeante. J’ai toujours rêvé d’être quelqu’un d’autre, je déteste la personne que je suis. Comme s’il y avait en moi deux personnes, une qui regarde l’autre et qui la méprise complètement. Je suis faible, lâche, débile, je n’évolue plus. Je fais deux pas en avant, un pas en arrière. Je n’ai rien accompli d’essentiel, non c’est faux, archi faux, j’ai une famille, j’ai des enfants et c’est ça le plus important. Mais je ne peux m’empêcher de tout quantifier en terme de « mérite ». C’est idiot, je sais, mais c’est profondément ancré en moi que l’on a que ce qu’on « mérite ». Je ne mérite rien. Je ne vaux rien. C’est trop nul de penser comme ça.
L’amour qui nous lie aux autres est-il une prison dont on ne peut s’échapper ? Je deviens alors désagréable, mesquine, parfois blessante pour qu’ils se détachent de moi. Si plus personne ne m’aime alors je serais libre. Je m’en veux terriblement de leur infliger mes humeurs. Je suis égoïste, médiocre, minable.
Ces envies de disparaître pour toujours, de n’avoir jamais existé, de ne pas avoir demandé à naître, comme si la vie était un cadeau ! Tu parles, un cadeau empoisonné !!!!
Je dis souvent que la vie est une farce mais en ce moment c’est plutôt une farce sinistre. Je n’ai plus d’envie, plus de désir, non c’est faux, j’ai envie de me fondre dans le néant, de disparaître, ou d’aller mieux, ça dépend des moments de mes étranges états d’âme.
Le matin quand j’ouvre les yeux c’est à chaque fois l’immense déception de retrouver la vie, comme si chaque nuit mon cœur allait cesser de battre et m’apporter enfin l’oubli.
C’est d’une banalité affligeante, je sais, mais je suis d’une banalité affligeante. J’ai toujours rêvé d’être quelqu’un d’autre, je déteste la personne que je suis. Comme s’il y avait en moi deux personnes, une qui regarde l’autre et qui la méprise complètement. Je suis faible, lâche, débile, je n’évolue plus. Je fais deux pas en avant, un pas en arrière. Je n’ai rien accompli d’essentiel, non c’est faux, archi faux, j’ai une famille, j’ai des enfants et c’est ça le plus important. Mais je ne peux m’empêcher de tout quantifier en terme de « mérite ». C’est idiot, je sais, mais c’est profondément ancré en moi que l’on a que ce qu’on « mérite ». Je ne mérite rien. Je ne vaux rien. C’est trop nul de penser comme ça.
L’amour qui nous lie aux autres est-il une prison dont on ne peut s’échapper ? Je deviens alors désagréable, mesquine, parfois blessante pour qu’ils se détachent de moi. Si plus personne ne m’aime alors je serais libre. Je m’en veux terriblement de leur infliger mes humeurs. Je suis égoïste, médiocre, minable.
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