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2 décembre 2010

De la difficulté d'écrire à l'amour de la littérature

J'ai appris à lire, je m'en souviens parfaitement à six ans. J'étais au C.P et mon premier livre fut Les malheurs de Sophie. Lire a été une révélation. Mon imagination, déjà fertile, trouvait enfin un support où le fantasme remplaçait allégrement la réalité. Dés lors, je n'ai eu qu'une envie : écrire.
Mais c'est bien beau de vouloir écrire, il faut savoir ! Et ceci est un travail long, difficile. Les histoires naissent en moi, telle une lente gestation pour arriver à leur terme et se terminent trop souvent dans le fond d'un placard. Mort-nées de mon imaginaire qui ne rencontreront jamais le regard d'un lecteur car trop mauvais pour être lu, je préfère les oublier, enfin pas tout à fait... Certaines histoires que j'ai écrites restent dans ma mémoire et impossible d'y échapper. Comme si elles attendaient leur heure pour être enfin terminées véritablement. Ce que je voudrais vraiment c'est arriver à terminer une histoire et être satisfaite. Mais mon amour pour la littérature est une corde qui me tire toujours en arrière et me dit : "non c'est impossible, tu ne peux faire lire cette histoire, elle manque de substance, elle n'est pas terminée, ce ne serait qu'une imposture." Prenez cet escroc de Salinger et sa diarrhée manuscrite, j'entends par là : L'attrape-cœurs, et bien beaucoup d'auteurs feraient mieux de planquer leur texte au fond de leur placard ! Mais oublions les mauvais écrivains car heureusement de merveilleux textes nous transportent de bonheur et je vais de ce pas reprendre ma lecture.

21 avril 2010

Responsabilité

Les responsabilités que j’ai dans ma vie, me paraissent bien trop souvent si lourdes à porter sur mes épaules, qu’elles m’écrasent littéralement. Avoir mis quatre enfants au monde est un merveilleux cadeau mais suis-je à la hauteur d’une telle responsabilité ? j’aime mes filles à la folie et je voudrais leur donner une vie heureuse mais si je ne suis pas heureuse moi-même, comment leur apprendre le goût du bonheur. Je m’apitoie sans cesse, me faisant passer pour une victime sous le prétexte que ma mère m’a abandonnée et que je traîne en moi ce sentiment d’abandon tel un filament qui me relie éternellement à mon enfance. Est-ce je ne me cache pas derrière cette peur pour ne pas affronter la réalité ? Je m’appuie si fort sur les épaules de mon homme que j’ai peur qu’il ne s’écroule un jour. Cette peur de le perdre me coupe le souffle, m’empêche de dormir, de sortir, d’affronter le monde. Je le laisse diriger nos vies car je n’ai pas de courage. Peut être que j’ai tord. Il me répète souvent que c’est pour nous qu’il se démène, que nous avons donné un sens à sa vie, qu’il nous aime et qu’il est heureux de nous avoir, que je suis le piler de cette famille, je ne sais pas, je n’ai aucune objectivité en ce qui me concerne, je ne m’aime pas assez pour avoir confiance en moi. Je suis insomniaque donc ma vie s’étire en une lente succession de nuits où j’essaie de dormir et d’interminables journées où j’essaie de me réveiller. Je n’ai pas assez dormi c’est peut être pour cela qu’aujourd’hui je broie du noir, ce n’est pas grave, demain est un autre jour.
 

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