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31 mai 2010

Palpitations, inquiétudes maternelles et fin de série

Ca y est, j’ai terminé LOST. Comme toute les fins de série, je suis triste et cafardeuse. Je m’attache aux personnages et ne voudrais jamais que ça s’arrête. J’ai le cafard et mes angoisses me donnent des palpitations. Ce n’est vraiment pas la grande forme. Ce soir ma deuxième fille passe une IRM à st Joseph. Je suis inquiète. Elle a deux gros kystes ovariens qui la font souffrir et une intervention chirurgicale doit être pratiquée. Ma troisième fille, sa sœur jumelle, a été fatiguée et a eu de violents maux de tête et de ventre ce week-end et elle a saigné du nez. J’ai téléphoné à son endocrinologue. Elle doit refaire une IRM . J’espère que son macro-adénome n’a pas grossi. Je suis très inquiète. C’est quand même dingue, qu’elles fabriquent toutes les deux des Kystes. Les mystères de la génétique me surprendront toujours.

15 mars 2010

Salut le Gros, tu nous manqueras

Aujourd’hui j’ai accompagné un ami qui a fait euthanasier son chient. J’aimais beaucoup cet animal et je voulais lui dire au revoir. Il y a 7 ans, j’ai dû faire piquer ma chienne et ça a été terrible. C’est si triste de perdre un animal que l’on aime. Ce chient était très vieux et son cancer le faisait souffrir, il fallait que cela cesse. Il a eu une longue et belle vie, toujours en vadrouille, libre, intelligent, heureux. Il me rendait visite tout seul comme un humain, il grattait à ma porte et il était chez lui, cela pendant des années. Nous nous aimions bien lui et moi. Salut le Gros, tu nous manqueras.

3 février 2010

Mes parents

Ce support bizarre qu’est pour moi ce blog me facilite les mots. C’est à la fois de l’exhibitionnisme puisque je dévoile mes pensées les plus intimes et en même temps très confortable de par son anonymat. Quand les mots sont écrits, ils perdent de leur puissance et mes pensées me paraissent étrangères après les avoir relues. Ainsi le fait de m’autoflageller par le biais des mots me renvoie à la réalité qui n’est pas la réalité écrite. Ces pensées morbides qui polluent mon cerveau se dissolvent quand je les couche sur le clavier. C’est très libérateur finalement. Je me mets à nu, je crie au monde voilà qui je suis, voilà ce que je pense, confortablement cachée par l’anonymat. Je vais mal, je suis pleine d’une tristesse qui m’étouffe. C’est banal. A travers mes mots, je deviens spectatrice de ma propre souffrance.
J’ai l’impression d’être de trop sur cette planète, comme si je n’y avais pas ma place. J’aime que tout soit à sa place, chaque chose à sa place. Quelle est ma place ? C’est débile de penser ainsi, je ne suis pas une chose, je ne suis pas un objet que l’on peut ranger, compartimenter. Et pourtant j’ai toujours plus ou moins ressentie cette sensation dans ma vie. Quand je vais bien cette douleur se cache sous un tas de petites satisfactions mais dès qu’un pépin survient dans mon existence, ce sentiment englobe tout.
Est-ce que ça vient du fait que ma mère ne m’aime pas ? Est-ce ma faute ? Ne suis-je pas quelqu’un « d’aimable » ? C’est faux bien sur. Des personnes m’ont aimée et m’aiment qui sont bien plus importante pour moi d’ailleurs que ma propre mère qui est la personne la plus névrosée que je connaisse. Je sais qu’elle est incapable d’aimer car elle a atteint depuis longtemps le point de non retour dans sa tête. Malgré tout, le fait qu’elle m’ait abandonnée quand j’avais cinq ans, d’être partie comme ça, un jour sans me prévenir, sans m’expliquer pourquoi elle partait, a fracturé mon moi intérieur si profondément qu’il a créé en moi ce sentiment d’abandon perpétuel. Si seulement on m’avait expliquée pourquoi elle devait partir. Tout simplement parce qu’elle n’arrivait plus à vivre avec mon père, qu’elle fuyait ses responsabilités parce qu’elle n’y arrivait plus, tout simplement, peut-être alors aurais-je compris que ce n’était pas ma faute, que ce n’était pas moi qu’elle abandonnait mais sa vie à elle. A cinq ans, pensant me protéger, on ne m’a rien dit, pour mon bien on n’a pas répondu à mes questions, pour me protéger de sa folie on m’a laissé croire qu’elle avait disparu. Je n’en veux à personne de ne pas m’avoir expliqué cela. Les adultes qui m’entouraient étaient si désemparés eux-mêmes, si accablés par cette fuite, qu’ils ne pouvaient pas répondre à mes questions. Les non-dits étaient censés me protéger, ils n’ont fait que développer mes doutes sur le bien fondé de mon existence même.

A présent mon père est mort, depuis un an et sa mort me dévaste. Il me manque douloureusement. Quand il était là, j’avais souvent des reproches à lui faire. Je me trouve tellement mesquine à présent. Je sais qu’il m’aimait et je sais qu’il savait que je l’aimais mais je m’en veux de ne pas avoir accepté l’homme qu’il était. Il était mon père et quand j’étais enfant je l’admirais tellement, je le trouvais si beau, si intelligent, si parfait, je l’aimais tellement quand j’étais enfant… Et en grandissant je l’ai moins aimé. Et je m’en veux. Maintenant il est mort et je vis sa mort comme un nouvel abandon. Bien sûr qu’il n’était pas parfait mais qu’est-ce que ça veut dire « parfait » ?
J’aurais dû l’accepter comme il était et non comme le père que j’aurais aimé avoir. Les gens sont comme ils sont. Encore cette obsession d’être conforme à une certaine image que je me fais d’eux. Je devrais arrêter d’être si conformiste.

 

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