J’ai bientôt 41 ans. Je n’ai plus de travail. Je croule sous les dettes. Je n’en finis pas de vendre une maison que j’aime. J’ai un déménagement titanesque qui m’attend. Je suis seule trop souvent. Je ne conduis pas. Je n’ai pas d’argent. Je n’arrive plus à payer mes factures. Mon seul espoir est de gagner au loto. Je vais certainement finir clocharde sous un pont. Et malgré tout : j’ai une mine superbe ? Une santé de fer qui me désespère. Je n’ai même plus l’espoir de mourir prématurément. Pourtant je fume comme un pompier. Fumer tue ! tu parles ! je voudrais demander quand ? Enfin, j’ai bonne mine et ça me déprime !!!
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21 mai 2010
2 février 2010
Autoflagellation
Ce mal être permanent qui me ronge de l’intérieur tel un cancer….
Ces envies de disparaître pour toujours, de n’avoir jamais existé, de ne pas avoir demandé à naître, comme si la vie était un cadeau ! Tu parles, un cadeau empoisonné !!!!
Je dis souvent que la vie est une farce mais en ce moment c’est plutôt une farce sinistre. Je n’ai plus d’envie, plus de désir, non c’est faux, j’ai envie de me fondre dans le néant, de disparaître, ou d’aller mieux, ça dépend des moments de mes étranges états d’âme.
Le matin quand j’ouvre les yeux c’est à chaque fois l’immense déception de retrouver la vie, comme si chaque nuit mon cœur allait cesser de battre et m’apporter enfin l’oubli.
C’est d’une banalité affligeante, je sais, mais je suis d’une banalité affligeante. J’ai toujours rêvé d’être quelqu’un d’autre, je déteste la personne que je suis. Comme s’il y avait en moi deux personnes, une qui regarde l’autre et qui la méprise complètement. Je suis faible, lâche, débile, je n’évolue plus. Je fais deux pas en avant, un pas en arrière. Je n’ai rien accompli d’essentiel, non c’est faux, archi faux, j’ai une famille, j’ai des enfants et c’est ça le plus important. Mais je ne peux m’empêcher de tout quantifier en terme de « mérite ». C’est idiot, je sais, mais c’est profondément ancré en moi que l’on a que ce qu’on « mérite ». Je ne mérite rien. Je ne vaux rien. C’est trop nul de penser comme ça.
L’amour qui nous lie aux autres est-il une prison dont on ne peut s’échapper ? Je deviens alors désagréable, mesquine, parfois blessante pour qu’ils se détachent de moi. Si plus personne ne m’aime alors je serais libre. Je m’en veux terriblement de leur infliger mes humeurs. Je suis égoïste, médiocre, minable.
Ces envies de disparaître pour toujours, de n’avoir jamais existé, de ne pas avoir demandé à naître, comme si la vie était un cadeau ! Tu parles, un cadeau empoisonné !!!!
Je dis souvent que la vie est une farce mais en ce moment c’est plutôt une farce sinistre. Je n’ai plus d’envie, plus de désir, non c’est faux, j’ai envie de me fondre dans le néant, de disparaître, ou d’aller mieux, ça dépend des moments de mes étranges états d’âme.
Le matin quand j’ouvre les yeux c’est à chaque fois l’immense déception de retrouver la vie, comme si chaque nuit mon cœur allait cesser de battre et m’apporter enfin l’oubli.
C’est d’une banalité affligeante, je sais, mais je suis d’une banalité affligeante. J’ai toujours rêvé d’être quelqu’un d’autre, je déteste la personne que je suis. Comme s’il y avait en moi deux personnes, une qui regarde l’autre et qui la méprise complètement. Je suis faible, lâche, débile, je n’évolue plus. Je fais deux pas en avant, un pas en arrière. Je n’ai rien accompli d’essentiel, non c’est faux, archi faux, j’ai une famille, j’ai des enfants et c’est ça le plus important. Mais je ne peux m’empêcher de tout quantifier en terme de « mérite ». C’est idiot, je sais, mais c’est profondément ancré en moi que l’on a que ce qu’on « mérite ». Je ne mérite rien. Je ne vaux rien. C’est trop nul de penser comme ça.
L’amour qui nous lie aux autres est-il une prison dont on ne peut s’échapper ? Je deviens alors désagréable, mesquine, parfois blessante pour qu’ils se détachent de moi. Si plus personne ne m’aime alors je serais libre. Je m’en veux terriblement de leur infliger mes humeurs. Je suis égoïste, médiocre, minable.
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